Léo de Menou (vers 1863- )

Léo de Menou, un jeune vicomte au tempérament séducteur

Léo de Menou, fils du comte Philippe-Joseph-Frédéric de Menou (Poitiers, 1824 – La Chaux, 1886) et de Marie-Joséphine-Anne de Fleury (Asnois, 1838 – ), est né vers 1863.

Le jeune homme est passionné de chevaux. On le rencontre dans les environs de Civray, occupé à galoper ou à conduire à grand tapage une voiture à quatre chevaux, dans le but d’impressionner les jeunes filles. Son tempérament séducteur et ses incartades le conduisent à devenir l’un des protagonistes d’une affaire qui va défrayer la chronique judiciaire de la Vienne en 1886.

À la suite d’une aventure avec une des employées du château familial, Léo de Menou, âgé de dix-sept ans, est envoyé en garnison à Toul, près de Nancy, pour échapper au scandale.

En 1882, lors de ses permissions, Léo rencontre Juliette-Hortensia Vignaud, fille d’un modeste horticulteur de Civray. Il réussit à entraîner Juliette avec lui à Toul, malgré les tentatives de la mère de Léo pour mettre un terme à cette aventure. À Toul, il fréquente les maisons de tolérance et attrape une maladie vénérienne, aussitôt transmise à Juliette. Par sa conduite agitée avec ses compagnons de garnison, Léo écope de séjours en cellule, puis d’une affectation dans une compagnie disciplinaire en Afrique. Laissée sans ressources à Toul, Juliette doit être internée pendant plusieurs mois dans un hôpital de Nancy.

En 1885, les deux jeunes gens se retrouvent à nouveau dans les environs de Civray. Juliette, fragile psychologiquement et toujours amoureuse de Léo, ne supporte pas ses mensonges, les ruptures et les serments d’amour renouvelés. Elle adresse à son ancien amant plusieurs lettres de menaces puis finit par tirer sur lui avec un revolver. Léo n’est que légèrement blessé. À l’issue du procès, qui se déroule en février 1886, Juliette est acquittée de l’accusation de meurtre avec préméditation. Quelques mois plus tard, le comte Philippe-Joseph-Frédéric de Menou, père de Léo, décède et la famille est contrainte de vendre le château de La Chaux aux époux Baribeau.

 


Texte : Isabelle Fortuné


Référence bibliographique
– Olivier, Vincent, « Léo et Juliette », Les grandes affaires criminelles de la Vienne, Geste éditions, 2008, p. 166-187.

 

 

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