Écoles de Linazay / partie 2 / 1870-1889

Partie 1 / École de Linazay / De Nantillé au bourg

Reprenons le cours de l’histoire de l’école communale1 en 1870, date probable de l’installation de l’école mixte au bourg de Linazay, dans la maison Migot et Pinganaud, route de Champagné-le-Sec, aujourd’hui maison Safranic.

Les événements relatés dans cette rubrique sont extraits des archives municipales de Linazay, complétées par le fonds des Archives départementales de la Vienne. Les faits sont présentés de façon chronologique, certes pas toujours attractive, mais qui illustre bien les difficultés rencontrées par la commune pour mettre en place une puis deux écoles, ainsi que le temps passé et les sacrifices consentis pour donner à ses enfants un accès à une vie meilleure.

En 1871, l’école est en location, pour 50 frs annuels, et le bail expire en 1880. Dès 1877, la commune projette d’acheter ce bâtiment. Elle obtient en 1878 l’autorisation de faire dresser plans et devis.
Mais, cette même année, suite à de nombreuses difficultés, le Maire demande le renouvellement du bail pour 10 ans.
Le Préfet et les services de l’Inspection primaire refusent dans un premier temps puis acceptent finalement, compte-tenu des faibles moyens de la commune, de la promesse de vente des sieurs Migot et Pinganaud et de l’accord établi entre la municipalité et les propriétaires pour exécuter des travaux.

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Travaux de mise en conformité

Si le bail à renouveler est accepté par les autorités supérieures, il est assorti du rapport de l’Inspecteur primaire avec les modifications suivantes, qui n’auront lieu qu’une fois le bail renouvelé :

– « La classe devra être pavée ;
– Une « chambre » de 4m66 de large sur 6m de profondeur sera édifiée dans le jardin à la suite des bâtiments actuels ; Cette « chambre » et les 2 existantes seront consacrées à l’instituteur et la mairie ne pourra en occuper une. Des lieux d’aisance pour les garçons seront construits en vue de l’école et dans la cour ; des lieux d’aisance pour les filles et pour le Maître seront construits dans le jardin ;
– La cour et le jardin seront entourés de murs et de palissades ;
– Le trou qui se trouve dans la cour sera comblé ».

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Partout en France, des centaines d’inspecteurs ont pour missions d’enquêter sur l’état des locaux scolaires. Certains rapports sont accablants. Des architectes sont chargés de concevoir et de dessiner dans les moindres détails les plans de nouvelles écoles. Ils sont tenus de respecter les consignes du Règlement pour la construction et l’ameublement des maisons d’écoles, sous peine de voir leur projet rejeté par le Comité des bâtiments.

Les « écoles » ne sont souvent que des locaux de fortune. Il faut bien se contenter des bâtiments disponibles, que les communes, contraintes par la loi d’ouvrir des écoles, et trop pauvres pour en construire, peuvent récupérer. Il s’agit souvent une pièce unique, mal aérée,  sale, et non chauffée parfois ! Le sol en terre battue devient un bourbier l’hiver, alors que c’est à cette saison que l’école est la plus fréquentée… Voici le lot de milliers d’élèves de la campagne.

Linazay n’échappe pas à la règle, les archives nous signalent qu’en mai 1880 : « les chambres d’habitation de l’instituteur ne sont ni planchéiées, ni pavées d’aucune sorte, le plain-pied est sur la terre et il s’ensuit des dégradations continuelles qui font beaucoup de poussière rendant l’atmosphère malsaine ».

Devant l’urgence, le conseil municipal et les plus imposés prennent à leur charge le pavage de la classe, l’instituteur, M. Auvin s’engage quant à lui à payer celui de son logement, que la commune lui remboursera au cours du bail.

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L’enseignement primaire à l’époque de la réforme

La réforme de l’enseignement primaire prendra 10 ans (de 1879 à 1889) et sera fortement marquée par les deux principales lois de Jules Ferry : en 1881, la gratuité absolue des écoles primaires et, en 1882, la laïcité et l’obligation scolaire pour les garçons et les filles de 6 à 13 ans.
De 1800 à 1900, le nombre des écoles publiques augmente considérablement ; elles sont désormais capables de scolariser la quasi-totalité des enfants. L’esprit pédagogique progresse doucement, il fournit un bagage fait de savoirs élémentaires et de comportements moraux…
L’enseignement englobe, non pas tout ce qu’il est possible de savoir, mais ce qu’il n’est pas permis d’ignorer : lire, écrire, compter, connaître sa géographie, honorer sa patrie par le travail et le respect !

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Projet de financement pour l’acquisition de la maison d’école mixte
1881 – n° 55 et 56

Le projet d’acquisition de la maison d’école est toujours en cours. Les propriétaires céderaient le local et le jardin attenant, le tout d’une contenance de 18 ares, pour la somme de 3150 frs : « C’est le vœu général des habitants de la commune ».

Cet immeuble est indispensable pour établir définitivement la maison d’école. Le procès-verbal d’expertise approuvé à l’unanimité par le Conseil municipal, décide, avec les plus imposés, de voter un impôt extraordinaire de 2 centimes par franc sur les quatre contributions directes pendant 30 ans, qui formera la somme de 1548 frs. Une autre somme de 1500 frs sera empruntée à la Caisse des écoles et remboursable, capital et intérêts, sur 30 ans également. Les 1700 frs restant seront complétés par une subvention de l’État et du Département. Ces dernières mesures ne feront pas la majorité et M. François Magnan et Antoine Lucquiau refusent de voter l’imposition extérieure pour les motifs « que l’école actuelle est à l’opposé de la commune et qu’elle ne convient à aucun village de par sa situation ».

Il reste alors à obtenir les autorisations. Malgré tout, quelques mois plus tard, le sous-préfet informe que l’impôt extraordinaire de 2 centimes ne suffira pas pour l’acquisition de la maison d’école.

Caisse des Écoles

La Caisse des Écoles, instituée par l’article 15 de la loi du 10 avril 1867, est établie dans toutes les communes. Elle permettait d’octroyer une subvention pour chaque création d’école réalisée par la commune, au moins égale au montant des subventions communales. La répartition des secours se faisait par les soins de la commission scolaire du Conseil municipal. À l’origine, elle était destinée à faciliter la fréquentation des écoles par des aides en fonction des ressources des familles.

Dépenses scolaires
1882 – n° 62 – Prévisions pour l’année :

– Montant du traitement fixe de l’instituteur : 200 frs
Ce salaire reste inchangé… depuis 1851.

– Traitement éventuel (supplément des trois dernières années) : 1141.16 frs

– Traitement de la maîtresse des travaux d’aiguilles : 100 frs
Pour les filles, il est bon de préciser que la couture a une importance considérable à l’école primaire, et cette discipline est un élément essentiel de son rôle futur de mère et de ménagère.

– Location de la maison d’école et indemnité de logement : 180 frs

Total : 1621.16 frs

Ces dépenses seront acquittées au moyen d’une imposition spéciale de 4 centimes, que le Département et l’État auront à compléter pour faire face aux dépenses ordinaires et obligatoires de l’Instruction primaire.

Organisation de l’enseignement et mise en place d’une commission municipale scolaire
1882 – n° 71

Une commission municipale scolaire est instituée dans chaque commune pour surveiller et encourager la fréquentation des écoles (loi du 28 mars 1882). Cette commission est présidée par le Maire, et composée d’un des délégués du canton et de membres de la commune désignés par le Conseil municipal. Les membres de Linazay siégeant à cette commission sont les sieurs Gautron, Debenest et Baillargé.

Encore peu répandu, bien que crée dans les années 1830, à une époque où l’instruction n’était pas obligatoire, le certificat d’études est définitivement institué par cette même loi. Dès lors « le certif » couronnera les études primaires jusqu’à sa suppression en 1989.

Bien que les choses soient encore très compliquées, elles prennent tout de même forme et chacun commence à trouver ses marques…

1882 – n° 73

10 frs, pour l’instituteur, sont pris sur la Caisse des écoles pour l’achat de bons points et de tableaux d’honneur.

Pour encourager ses élèves le maître distribuait diverses récompenses : parmi elles, les bons points remis chaque jour aux élèves les plus méritants !

Avancement du projet d’acquisition de l’école mixte et nouvelles difficultés financières
1882 – 4 juin – n° 75

L’autorisation est accordée à la commune :

-1°, d’acquérir l’immeuble des sieurs Migot et Pinganaud servant actuellement d’école, au prix de 3150 frs ;

-2°, d’emprunter à la Caisse des Lycées, Collèges et Écoles primaires la somme de 1500 frs remboursable en 30 ans et destinée à concourir avec d’autres ressources au paiement des frais d’acquisition la maison d’école ;

-3°, de s’imposer encore à partir de 1883, de 2 centimes ½ additionnels, destinés à produire la somme de 1800 frs pour rembourser l’emprunt.

Ce même jour, le Maire fait remarquer que « M. le Ministre de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts n’a accordé qu’un secours de 1000 frs sur les 1700 frs demandés, que pour solder entièrement l’acquisition autorisée, il y aurait lieu d’insister auprès de M. le Ministre pour obtenir le complément nécessaire à cette acquisition », et qu’en l’occurrence il sollicite un secours de 700 frs.

1882 – 12 septembre – n° 80

Le Maire annonce :

1°, « qu’il est dû au sieur Migot, propriétaire, la somme de 110 frs de loyer pour l’année 1880-1881, qu’il serait urgent de solder dans les plus brefs délais, attendu que le propriétaire est dans une situation nécessiteuse » ;

2°, « que cette somme n’était pas inscrite au budget primitif de 1880, le bail ayant été renouvelé après la session de mai et augmenté de 110 frs après quelques appropriations faites au dit logement » ;

3°, « que les ressources ne permettent pas de solder ce loyer et qu’il y a lieu de solliciter de M. le Prefet, un secours de l’État pour couvrir cette dépense ».

1882 – 31 décembre – n° 82

Le Maire expose : « que les 110 frs, dus au sieur Migot, avaient, en réalité été versés, dans la Caisse Municipale le 15 septembre 1881, au moyen d’une subvention de 160 frs (prix du loyer), sans qu’il en ait été avisé, que le sieur Migot a reçu dans l’immédiat la somme de 50 frs et qu’il demande à M. le Préfet l’autorisation de retirer le surplus de cette subvention pour le solder entièrement ».

Projet de création d’une écoles de filles
1883 – 25 février – n° 85

Le Maire avise son Conseil municipal, que M. le Préfet a informé M. le Sous-Préfet que son attention s’est portée sur l’opportunité de la création d’une école de filles au chef-lieu de la commune de Linazay, et que, d’après le rapport de M. l’Inspecteur d’Académie, il existe un local convenable à Linazay pour l’installation de l’école projetée.

La loi de 1879 oblige les communes à avoir une institutrice. Elle offre une formation limitée destinée à la maigre instruction prévue pour les écoles de filles. On pensait à l’époque que la nature féminine n’était pas faite pour les études, et le métier d’institutrice n’était guère considéré. C’est surtout après la première guerre mondiale que l’institutrice devint l’égal de l’instituteur, y compris par son salaire…

Le Conseil municipal, après délibération« adopte la création d’une école de filles, mais refuse de contribuer dans aucune dépense et laisse à l’autorité supérieure le choix dudit local et le soin de l’affermer ».

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Deux écoles, et de nouvelles dépenses scolaires

L’ancienne école mixte accueille à présent l’école des garçons, route de Champagné-le-Sec (actuellement maison Safranic). La maison d’école des filles est située au bourg (actuellement maison Jean-Claude Mérigot).

1883 – 16 juillet – n° 92

« M. le Maire fait connaître que la réunion a pour but de prendre avis sur l’opportunité d’une demande de secours pour l’achat de mobilier scolaire pour l’installation de la nouvelle école de filles, que l’exiguïté des finances de la commune ne permet pas d’acquérir sans avoir recours au Département. Le Conseil municipal considère que l’acquisition d’un matériel scolaire pour l’école des filles est d’une utilité incontestable, mais que la situation financière de la commune ne peut pourvoir aux dépenses urgentes qu’entraîne l’installation de cette école et qu’il sollicite pour cela un secours de 275 frs pour couvrir en partie ces frais et que le reste sera soldé par une somme de 25 frs prélevée sur les dépenses imprévues de 1883 ».

Le devis estimatif du mobilier scolaire s’élève à 300 frs.

C’est également à cette date qu’intervient le premier remboursement de l’emprunt pour l’école mixte, devenue école des garçons.

1884 – 7 février – n° 95

Alors que le projet d’achat de l’école des filles est loin d’être conclu, les archives nous font part, pour la première fois, des dépenses à prévoir pour « les écoles communales »3, avec un instituteur et une « institutrice », terme venant remplacer celui de « maîtresse de travaux d’aiguilles », appliqué antérieurement à Mme Auvin.

1884 – 7 septembre – n° 104

Sollicitation d’un secours supplémentaire de 700 frs pour solder l’acquisition projetée de la maison d’école : « Cette délibération n’a toujours pas obtenu satisfaction, par conséquent il y a lieu de la renouveler, attendu que les propriétaires de l’immeuble désirent passer acte avec la commune qui ne peut l’acquérir sans ce supplément ».

1884 – 9 novembre – n° 105

Le propriétaire de la maison d’école de filles réclame le paiement du loyer de la dite maison, échu le 29 juillet dernier. En conséquence, le Maire demande au Préfet de faire verser à la caisse municipale, le plus promptement possible, une subvention de 200 frs pour payer la location de son école de filles, nouvellement créée.

1885 – n° 109

Sur proposition de M. le Maire, le Conseil municipal autorise M. le Percepteur à payer au sieur Firmin Nafrechoux la somme de 200 frs (loyer de 1884) que lui doit la commune de Linazay pour le loyer de sa maison d’école de filles.

1885 – 28 août – n° 119

M. le Maire donne lecture de la sommation du sieur Migot pour mettre la commune en demeure de passer acte ou de renoncer aux effets de sa promesse de vente de l’immeuble servant de maison d’école. Un avis favorable est émis par le Conseil, qui autorise le Maire à passer acte avec le propriétaire moyennant la somme de 3150 frs.

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Achat de la maison d’école des garçons

Le 8 septembre 1885, est conclu devant le notaire Brunet à Civray l’acte de vente de la maison d’école Migot et Pinganaud à la commune de Linazay.

Le tout pour un total de 10390 frs, soit environ trois fois le prix du bâtiment.

1886 – n° 140

Le paiement de la maison d’école des garçons s’élève à 3150 frs.

1887 – n°149

La commune doit pour la maison d’école à M. Brunet, ex-notaire, à M. Gouge, son successeur,  et à M. Baillot, avoué à Civray, la somme de 784,05 frs. Le conseil, après sérieux examen de la situation financière de la commune, et compte-tenu des nombreuses charges qui lui incomberont à bref délai pour achever les réparations à faire à la maison d’école des garçons, ne peut voter actuellement qu’une imposition spéciale de 8 centimes additionnels aux principales des quatre contributions directes.

Le Conseil municipal demande alors au Conseil général une aide qui lui permettra de faire face.

Projet de construction ou d’acquisition de la maison d’école des filles
1888 – 2 septembre

Une lettre du Sous-Préfet concernant la construction d’une école de filles invite le Conseil municipal à prendre une décision favorable à ce sujet.

Ce dernier décide qu’« il ne peut s’engager à acquérir un local ou à en faire construire un, compte tenu des charges que la commune s’est déjà imposées pour l’acquisition de la maison d’école des garçons, mais qu’il est disposé, lorsque les frais d’acquisition seront réglés, à faire tous les sacrifices nécessaires pour une solution favorable à l’instruction et aux intérêts de la commune ».

En attendant, le conseil espère que l’État voudra bien tenir compte de la bonne volonté dont il est animé et continuer à payer le loyer de l’école de filles jusqu’à ce qu’il puisse se mettre en mesure d’acquérir ou de faire construire.

Achat de matériel géographique
1889 – 19 mai

Le maire déclare que « les deux écoles sont dépourvues de matériel géographique et que celui dont elles disposent est insuffisant pour que l’enseignement de cette science soit fructueux ».

L’instituteur et Melle l’Institutrice pensent qu’il y a lieu d’avoir :

1°, pour l’école des garçons, des cartes muettes et parlantes, de la France et de l’Europe, et une mappemonde ;

2°, pour les filles, des cartes muettes et parlantes de la France.

Le Maire prie M. l’Inspecteur d’Académie de bien vouloir, dans la mesure du possible faire suite à sa demande.

Avancement du projet d’acquisition de l’école des filles
1889 – 7 juillet

Le Maire déclare : « que le local dont jouit actuellement la commune pour l’école des filles répond entièrement aux besoins dont il est l’objet et qu’il rassemble toutes les conditions nécessaires pour un établissement de ce genre » ;

« qu’il n’y a au bourg aucun autre local qui puisse aussi bien convenir à cet usage » ;

« que les frais d’appropriation ajoutés aux frais d’acquisition formeraient une somme insuffisante pour élever une construction neuve, répondant parfaitement à tous les besoins du service auquel elle serait affecté » ;

« que le propriétaire de la maison dont il s’agit consent à la céder amiablement à la commune ».

Le Maire propose donc l’acquisition de l’école des filles, et de faire toutes les démarches nécessaires, considérant que les loyers de cette maison deviendraient par la suite trop onéreux. Le Conseil municipal donne son autorisation.

1889 – 4 août

Une enquête commodo et incommodo est lançée sur le projet d’acquisition de l’immeuble servant d’école de filles. M. le Sous-Préfet charge la Mairie de recevoir l’avis des habitants de la commune. Personne ne s’étant présenté, le délai expiré, le procès-verbal est signé.

Le prix d’acquisition de l’école des filles est voté : 5790 frs, frais et réparations compris.

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Achat de la maison d’école des filles

L’acte de vente de l’immeuble Nafrechoux père et fils à la commune de Linazais est conclu devant le notaire Gouge à Civray, les 10 et 22 décembre 1889.

L’acte de vente s’accompagne d’un certificat négatif d’inscription d’hypothèque.

Les bâtiments de la maison d’école sont ainsi décrits : « L’immeuble comprend deux chambres basses séparées par un corridor-grenier au-dessus, jardin devant les bâtiments, portion de cour derrière le tout d’une contenance de 25 ares ainsi qu’un droit de passage sur la portion de cour commune avec les voisins, pour aller puiser de l’eau du puits ».

La somme nécessaire est empruntée sur 30 ans au Crédit Foncier de France, avec une participation de l’État de 66 %, le reste à la charge de la commune avec une imposition de 5 centimes additionnels.

À cette période, les instituteurs publics, tout comme les Inspecteurs d’Académie, sont désormais fonctionnaires de l’État (loi du 19 juillet 1889).

Les communes et les familles sont alors déchargées de la majeure partie des frais engendrés par l’école. Seules restent à assurer les dépenses liées aux bâtiments et les frais de fonctionnement.

 

À la fin du XIXe siècle, les inaugurations d’école vont bon train, jusqu’à atteindre, en 1905, le chiffre record de 85000 écoles en fonctionnement.

Au début du XXe siècle, l’idée de la nécessité de l’instruction est désormais admise et Linazay est maintenant dotée de deux écoles, une de garçons, et une de filles. La commune compte alors 462 habitants et 40 élèves sont scolarisés.

Ensuite, l’école ne va pas cesser d’évoluer, dans son enseignement d’abord avec l’apparition de matières nouvelles, et dans le matériel scolaire. Les instituteurs et institutrices auront désormais la lourde et noble tâche de former des citoyens autonomes.

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Notes
1 – Voir le bulletin municipal 2015, ou l’article L’école de Linazay, sa naissance, son évolution / partie 1 / 1832-1878


Sources
– Délibérations du Conseil municipal de Linazay, collection municipale.
– Actes de ventes et plans, Archives départementales de la Vienne.


Crédits
– Recherches historiques et texte : Susan Mitchell et Jeanine Portejoie
– Photographies : Susan Mitchell (photographies d’archives) et Isabelle Fortuné  (vues actuelles des maisons d’école)

À consulter aussi :
L’école de Linazay, sa naissance, son évolution / partie 1 / 1831-1878
Les deux écoles / partie 3 / 1890-1914

Les recherches du groupe Histoire en 2016

Pour la seconde année, le groupe Histoire de Linazay a continué ses recherches afin de découvrir, faire connaître et revivre l’histoire de la commune de Linazay, à travers son patrimoine, ses événements et la vie de ses habitants.

Première participation de la commune aux Journées du patrimoine

Il allait de soi de participer aux journées européennes du patrimoine et nous avons organisé une balade commentée d’une partie du patrimoine de Linazay le samedi 17 septembre 2016.
Une trentaine de personnes ont participé à cette journée qui a commencé par l’intervention de Jean-Pierre Provost sur l’ensemble mairie-école des années 1950, puis celle d’Isabelle Fortuné sur l’église et la croix hosannière, suivie, pour la première fois, d’une visite extérieure des châteaux du Magnou et de La Chaux exceptionnellement ouverts au public.

Nous tenons, à cette occasion, à vivement remercier la famille Dobson, propriétaires du château de La Chaux, et monsieur et madame John Baron, propriétaires du logis du Magnou, pour leur accueil et leur disponibilité lors de cette journée.

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À propos du château du Magnou, et poursuite d’une histoire de l’école communale

Le bulletin municipal de fin d’année nous offre l’occasion de présenter l’état de nos recherches. C’est ainsi que nous vous proposons, dans le bulletin de décembre 2015, un article sur le logis du Magnou, ainsi que la suite de l’histoire des maisons d’école communales, jusqu’au tournant du XIXe et du XXe siècle.

Nous espérons que vous prendrez un réel plaisir à lire ces lignes et que vous y apporterez toute l’indulgence due à ce travail.

Par la suite, nous orientons nos recherches pour approfondir nos connaissances de l’église Saint-Hilaire, de la chapelle de Pierre, ainsi que de l’histoire des écoles communales au cours du XXe siècle.

Afin d’alimenter nos prochains travaux, n’hésitez pas à nous faire part de vos remarques et suggestions, ainsi qu’à nous transmettre tous documents, souvenirs… relatifs à la vie communale. Nous vous invitons également à renouveler votre visite sur ce blog, qui est mis à jour régulièrement, et à y déposer vos commentaires.

Contact : Mairie de Linazay
Adresse mail : histoiredelinazay@laposte.net

Photographies : Michel Hénot, Journal de Civray